Pfiou, beaucoup de boulot en ce moment au labo, mais comme vous êtes nombreux à demander de mes nouvelles, voici quelques photos histoire de vous faire patienter !
Au programme des semaines à venir : un week-end à Montréal, un autre à la baie de Tadoussac (pour observer, si on a de la chance, des baleines), et peut-être une excursion à New York, mais ça c'est pour plus tard.
En ce qui concerne les photos :
Une jolie maison du vieux nord de la ville (quand je vous disais que c'était pas mal influencé par les États-Unis !)
Une petite vue ensoleillée du lac des Nations, juste à côté de chez moi, où a eu lieu la semaine dernière un festival avec, notamment, concours de feux d'artifices.
Une oeuvre d'art un peu particulière, mettant en scène un avant de voiture (je ne sais pas si on voit très bien) envahi de fleurs et plantes diverses. Bucolique, non ?
Un p'tit canard du lac des Nations (je sais, la photo n'a aucun intérêt particulier !)
Le jet d'eau du lac, illuminé. (En vrai je testais le mode "paysage de nuit" de mon appareil photo).
Le kiosque, toujours au lac.
Une photo assez incontournable des feux d'artifice (puisqu'on en a quand même vu un tous les soirs pendant quatre jours), même si par principe je déteste prendre en photo un feu d'artifice (on perd plus du spectacle qu'autre chose !)
Et pour finir, une fontaine transformée en bain moussant géant grâce à un petit malin qui y a versé du savon liquide...
Le stage se passe bien, je dois étudier le comportement de cellules humaines et issues de la peau de rats en présence de différents médicaments avec plein de nouvelles techniques que je ne connaissais pas... Mais bon, je vous passe les détails.
Je vais plutôt vous dire qu'ici tout le monde se tutoie (ou presque), et que personne ne dit bonjour mais "Allo !" ou "Salut !" Un peu déroutant au début, mais plutôt sympathique au fond.
Sinon toujours pas internet à la maison (il faut croire que c'est vraiment compliqué...) Mais par contre plein d'animaux étranges dans le jardin (un bébé putois, des loutres et plein d'écureuils.... Ca change !)
Merci à tous pour vos messages, je vous fais de gros bisous ! Les bons petits plats français me manquent déjà, il faudra m'aider à me rattraper à mon retour !
Rapidement, quelques nouveaux mots et expressions rigolotes :
* ballon-panier = basketball * salon de quilles = bowling * Coca-Cola Diète = Coca-Cola Zéro * huile de bras = huile de coude * culotte courte = short * combo = formule repas * sous-marin = sandwich * breuvage = boisson * tabagie = bureau de tabac * le Grand Chaudron = la Grande Ourse (ben oui, avec sa forme de casserole...)
Je me suis donc rattrapée en allant m’inscrire ce matin à la bibliothèque municipale de Sherbrooke, laquelle, dans sa grande générosité, offre quatre heures de connexion internet gratuite par semaine. Et comme ça j’en profiterai pour emprunter des livres, ceux que je voulais amener étant trop lourds pour ma valise et étant donc restés en France. J’ai continué par un déjeuner dans une enseigne célèbre ici, Louis’ je crois, où j’ai pu déguster une sorte de fish & chips amélioré d’une sauce tartare et de citron, ainsi que de deux tranches de « pain blanc » et d’un « breuvage » (comprendre une boisson). J’ai poursuivi par une visite du centre-ville et des quartiers résidentiels en compagnie de ma collègue de labo, qui m’a également appris que je n’allais pas travailler à l’université de Sherbrooke comme je le pensais mais… au CHU ! Enfin plus exactement au laboratoire qui jouxte le CHU et qui comprend la faculté de médecine. Et dire que j’avais cherché des appartements à côté de l’université… Je me serais retrouvée à l’autre bout de la ville !
Jour 4 – Sherbrooke
Aujourd’hui, après-midi shopping ! Ce qui est bien au Canada, c’est que la plupart des boutiques sont ouvertes le dimanche, même si en semaine elles ferment tôt. J’en ai profité pour acheter ma précieuse carte de bus qui me permet de me balader un peu plus facilement, parce qu’hier après avoir marché toute la journée j’avais des courbatures partout et de jolies ampoules aux pieds ! Ce qui est surprenant, c’est que j’ai dû l’acheter dans une sorte de pharmacie. Ca s’appelle Pharmaprix et ils vendent de tout ! Des médicaments, bien sûr, mais aussi de quoi manger et accessoirement, des cartes de bus. Après ça j’ai acheté un tupperware dans un Dollarama (principe intéressant : ici tout coûte un dollar), comme ça je pourrai parfois amener mes propres repas au labo. Question repas, justement, j’ai goûté aujourd'hui un « ragoût de boulettes ». C’est particulier mais mangeable (surtout quand, comme moi, on a très faim). Mais je reviens au shopping qui, sans rentrer dans les détails des achats, m’a fait du bien. D’ailleurs, pour fêter ça et pour avoir de quoi lire ce soir, je me suis offert le tome 1 des « Confessions d’une accro du shopping ». A propos, savez-vous ce que sont des « gougounes » pour les Québécois ? Eh bien ce sont des tongs, oui oui oui ! Mignon, non ?
Je commence à bien me repérer en ville. Enfin, en tout cas j’ai repéré les endroits stratégiques (supermarchés, dépôt de bus, lac des Nations, cinéma, et surtout le bar-brasserie qu’on m’a présenté comme étant le repaire des étudiants. Ca s’appelle la Brûlerie, et on peut s’y installer pour lire, pour réviser, pour surfer sur internet ou pour grignoter). J’aimerais essayer d’aller faire le tour du lac des Nations, mais c’est un peu long pour le faire à pied donc je cherche à louer un vélo.
Sinon demain commence le boulot, et je n’en suis pas mécontente, car je vais avoir quelque chose de concret pour m’occuper… Et puis accessoirement mon futur bureau est pourvu d’internet, ce qui n’est pas négligeable !
Les valises (à nouveau) faites, la note de l’hôtel payée et l’itinéraire repéré, je suis partie tant bien que mal à l’aventure dans Montréal. L’objectif était de prendre le métro à la station la plus proche de l’hôtel, Guy-Concordia et de descendre à la station Place-des-Arts pour aller à la Régie de l’Assurance Maladie du Québec (RAMQ pour les intimes). J’espérais ainsi obtenir en une heure, une heure et demie maximum, ma carte d’assurance maladie, aussi connue sous le nom prometteur de Carte Soleil. Présenté comme ça, l’ensemble de l’opération paraissait relativement simple. Mais en réalité…
En réalité, j’avais mal commencé en m’habillant beaucoup trop chaudement (jean + chemisier). Après 500 mètres, le poids de la valise et du sac à dos aidant, j’étais déjà trempée. Pourtant il était seulement 10h30 et il ne faisait qu’une petite vingtaine de degrés… J’ai quand même remonté la rue Maisonneuve jusqu’au croisement avec la rue Guy où j’étais censée trouver la station de métro attendue. Sauf qu’en fait… Je n’ai jamais réussi à trouver cette maudite station ! J’en ai vu une autre un peu plus tôt mais comme les noms ne sont pas indiqués sur les panneaux indiquant les stations, je me suis dit qu’il s’agissait d’une des trois autres lignes de la ville, et j’ai continué. Et finalement j’ai atterri à la station suivante, 500 mètres plus loin. Bien. Disons que j’en ai profité pour visiter un peu.
J’ai aussi remarqué que les trois quarts des Québécois se baladent dans la rue avec un petit gobelet contenant soit des boissons chaudes, soit des boissons fraîches (breuvages, comme on dit ici), soit des mixtures bizarre à mi-chemin entre le granité et le milk-shake. Sûrement un héritage de nos amis américains.
J’en ai aussi surtout pour élucider le mystère des feux pour piétons. A chaque intersection (et je dis bien « chaque »), il y a un système de feux dédié aux piétons. Le piéton doit appuyer sur un petit bouton, souvent tactile (la classe) qui signale qu’il veut traverser. Alors après un temps d’attente plus ou moins long (pouvant aller de deux secondes à trois minutes environ), un petit piéton argenté s’allume de l’autre côté de la rue, accompagné d’un décompte indiquant le temps dont on dispose pour traverser. Quand ce décompte commence à diminuer dangereusement, le petit piéton est remplacé par une main orange qui clignote, puis qui s’affiche en continu lorsque le décompte est épuisé. Et le plus fort, c’est que ces indications sont scrupuleusement respectées par les locaux, même quand il n’y a aucune voiture à l’horizon… Autant vous dire que ça m’embête royalement, mais bon, j’ai l’impression qu’on peut avoir une amende si on ne respecte pas les feux, et comme la police circule un peu partout… D’ailleurs j’adore les sirènes de police ici, ça fait très « New York », vous voyez ? Et les ambulances sont jaune fluo, pas de risque de les rater. Les Québécois adorent le fluo, mais j’en reparlerai plus loin.
Bref, tout ça pour dire que j’ai péniblement réussi à atteindre la station de métro tant attendue. J’ai cru ne jamais en voir le bout, de ce boulevard. Et pourtant, il était joli ! J’achète mon ticket de métro, m’emmêle dans le portillon à cause de ma valise et des mes sacs, me dégage à reculons, et finis par passer dans le portillon réservé aux handicapés, gracieusement ouvert par la caissière qui a dû avoir pitié de moi. D’ailleurs il est particulier, le métro de Montréal, parce qu’une fois à l’intérieur on a accès aux quais de toutes les lignes en même temps, du coup il ne faut pas se tromper. Après avoir vérifié trois fois que le quai sur lequel je me trouvais était le bon, j’ai embarqué sur la « ligne verte » en direction de la place des Arts. Deuxième erreur ! J’avais le choix entre cette station et la précédente pour aller à la RAMQ. J’avais choisi celle-ci pour son nom prometteur (une place ? Chouette, ça doit être joli) et avais même repéré la bonne sortie qui devait me conduire tout droit dans la rue recherchée. Sauf que… Je ne le savais pas, mais je suis tombée en pleine ouverture du festival international du Jazz de Montréal. Et comme Place des Arts oblige, tout se passait à cet endroit précis. Du coup tout le quartier était transformé, j’ai dû prendre une espèce de déviation à l’intérieur même du métro, et au bout de cinq minutes de labyrinthe (je suis successivement passée par un parking, une galerie marchande et un couloir où des œuvres étaient exposées) j’ai atterri de façon improbable au niveau -1 d’un énorme centre commercial (voir photos ci-dessous), au milieu duquel trônait une grande fontaine, ou plutôt un bassin je crois. Et tout autour plein d’enfants qui admiraient une espèce de spectacle moitié clown, moitié jazz, moitié improvisation (oui je sais ça fait trois moitiés…)
J’ai un peu admiré avant de continuer ma route. Il a d’abord fallu trouver comment passer au niveau de la rue, c’est-à-dire le niveau 0. J’ai repéré un escalator (mes petits bras m’ont intérieurement remerciée de ne pas avoir à hisser ma valise de marche en marche comme je l’ai fait dans le métro) et après quelques nouvelles errances parmi les boutiques, j’ai fini par déboucher sur la rue Sainte-Catherine. Evidemment, à cause de tous ces détours, ce n’était pas du tout la rue que je cherchais, mais tant pis. Et c’est là, en voyant les scènes ouvertes, les sonos, les drapeaux, les affiches, et surtout tous les spectateurs, que je n’étais pas sortie de l’auberge ! Heureusement, il était encore tôt et le festival n’avait pas encore officiellement démarré. J’ai commencé à partir dans une direction au hasard, puis j’ai trouvé un plan et me suis rendue compte que j’étais partie (évidemment) à l’opposé de la bonne direction. Du coup j’ai dû remonter la rue que je venais de descendre, et j’ai fini par tomber sur une jolie place avec des jets d’eau qui sortaient des dalles. Super sympa, toute en longueur et colorée. Au bout de cette place j’ai pu enfin quitter l’enceinte du festival pour chercher la RAMQ. J’ai fini par trouver la rue et le bâtiment, mais il était temps car j’étais vraiment en nage et je n’avais évidemment rien à boire (merci à Air France et ses restrictions sur les liquides).
Je me suis donc accordé une petite pause avant de rentrer dans le bâtiment (ou le building, comme on dit ici). Après avoir trouvé le bon étage, j’ai dû emprunter un des six ascenseurs du hall pour tomber… sur une file d’attente tellement longue qu’elle commençait dans les bureaux de la RAMQ et se terminait au bout du couloir. Bien, bien, bien, ça n’augure rien de bon… Je suis allée prendre ma place au bout de la file où j’ai trouvé (miracle) une fontaine à eau qui m’a sûrement sauvé la vie. S’en suivent deux heures trente d’attente régies par un astucieux système de numérotation. Il s’agit aussi d’une chose qu’adorent les Québécois : les files numérotées. Je m’en suis rendue compte dès mon arrivée à l’aéroport où j’ai dû retirer mon permis de travail au bureau de l’immigration (une heure d’attente pour passer du numéro 8 au 34, le mien). Mais à la RAMQ, c’est encore plus fort : le numéro est précédé d’une lettre indiquant le type d’employé qu’on doit rencontrer (pour ma part, le E pour Ententes internationales). A chaque fois qu’un numéro s’affiche, il est accompagné d’un signal sonore, mais aussi du numéro du bureau où on est attendu, et une flèche pour dire dans quelle direction partir (ben oui, c’est grand la RAMQ). Après 45 minutes de queue pour passer par l’accueil et recevoir mon ticket numéroté, j’ai attendu facilement une heure trente que mon numéro soit appelé, puis encore dix minutes le temps de faire une photo numérique. Ben oui, j’avais apporté ma propre photo, pourtant aux normes passeport, mais ils ont décidé que dorénavant toutes les photos devaient être prises sur place… moyennant des frais de 8$. Hum, 8$ pour appuyer sur un bouton et déclencher un flash, ça fait cher la photo… J’espère au moins qu’elle sera belle !
Bref, carte provisoire d’assurance maladie en main, je suis repartie pour mon second objectif : trouver d’urgence de quoi manger. Il était 14h passées, et j’avais quand même assez faim, surtout que le matin j’avais mangé très tôt. Je me suis donc dit que ce serait trop dommage de ne pas profiter un peu du festival du Jazz, d’autant plus que j’y trouverais sûrement de quoi manger… Et effectivement, j’ai mangé le meilleur hot-dog (chien chaud, comme on dit ici) de toute ma vie, avec des poivrons et légèrement épicé… Miam, un régal. Je me suis assise à l’ombre, en hauteur par rapport à la place des jets d’eau, et j’en ai profité pour prendre les quelques photos que voici :
Chien chaud avalé et photos dans l’appareil, je suis repartie en direction du troisième objectif de la journée : la gare d’autobus de Montréal. Nouveau trajet en métro, sauf que cette fois-ci j’ai directement trouvé la sortie que je cherchais. Après être passée devant un SDF saoul qui criait « God save the Queen ! », j’ai débouché sur la gare. Bon, j’avais une heure d’avance donc j’en ai profité pour me poser un peu et avancer le livre que je lis en ce moment. Le trajet en bus jusqu’à Sherbrooke a été très sympa, on a traversé des régions un peu vallonnées avec de belles forêts et un magnifique lac (je crois que c’est le lac Magog). Mais avant ça il a fallu sortir de Montréal, la route étant relativement encombrée (fin d’après-midi et fin de semaine obligent). C’est là que j’ai remarqué que les Québécois adorent le fluo : les lignes de délimitation de la chaussée sont jaune fluo, et les panneaux provisoires signalant des travaux sont orange fluo. Ah ça, pas de risque de les rater ! On a traversé de nombreux ponts car Montréal est cerné de cours d’eau, et j’ai noté que sur la plaque d’immatriculation de tous les Québécois est gravée la devise régionale : « Je me souviens ». Aucun natif n’a encore pu m’expliquer l’origine de cette devise, mais je cherche car cela m’intrigue !
Après deux heures de trajet, nous avons fini par arriver au centre-ville de Sherbrooke. Arrivée ici, je devais téléphoner à la propriétaire de la maison pour la prévenir de mon arrivée, puis je me suis rendue sur place à pied (heureusement le dépôt d’autobus est tout prêt de la rue où j’habite). Là, j’ai appris que la chambre que je devais habiter n’était pas encore tout à fait rénovée, donc j’ai intégré une chambre de la maison voisine où j’ai rencontré mes colocataires (un Colombien, un Québécois et un Marocain). J’ai pris connaissance du règlement (draconien) de la maison (au hasard, quelques exemples : interdiction de laisser les portes ouvertes pour ne pas que des souris entrent, interdiction de faire des fritures, obligation de laisser la porte de la salle de bain ouverte quand elle est inoccupée, et surtout obligation d’étendre le linge en mettant des pinces, car « Vous les français vous n’en mettez jamais et après le linge tombe par terre et il faut le relaver car les chats urinent dessus. » Oui oui, j’ai même eu droit à une démonstration de l’utilisation correcte des pinces à linge...) La locataire est relativement stricte, comme vous pouvez le remarquer… Mais bon à côté de ça la maison et la chambre sont nickel car les tâches de ménage sont réparties par numéro de chambre (moi par exemple je suis en charge de l’aspirateur et de l’époussetage de la télé, rien de très contraignant…) Bref je suis contente de la maison, sauf que… personne ici n’a Internet ! J’ai dû faire une drôle de tête quand mes colocataires m’ont annoncé, hier soir, que la connexion ne fonctionnait pas… Je vais faire en sorte d’arranger ça avec la propriétaire au plus vite, d’autant plus que la connexion est censée être comprise dans le loyer ! Mais bon il semble qu’elle pousse la rigidité jusqu’à refuser de communiquer les codes de connexion de manière à ce qu’on ne puisse pas les donner nous-mêmes à quelqu’un d’autre. Le rendez-vous est donc pris pour la semaine prochaine pour obtenir les précieux codes de sa main, en espérant que ça marche, car visiblement ce n’est pas le cas pour les autres...
Ah ! Quelle nuit ! J'ai dormi de 20h à 4h30 (heure locale), puis je me suis levée une petite heure parce que forcément, je n'avais plus envie de dormir (les filles me l'avaient pourtant bien dit). J'en ai profité pour repérer précisément mon trajet d'aujourd'hui et envoyer quelques mails. Mais bon, quand même, j'étais debout en pleine nuit et le petit déjeuner était encore loin, donc je me suis dit que j'allais quand même me recoucher (surtout que le lit de la chambre d'hôtel, sur lequel je suis actuellement, est le plus moelleux de tout l'Univers, oui oui). Et finalement, le réveil a dû me tirer du lit à 7h30, ce qui nous donne à peu près 10h30 de sommeil, et je suis parfaitement dans le cycle québécois. Le décalage horaire ? Fastoche... !
Ci-dessous, quelques photos de la chambre d'hôtel ce matin. On remarquera deux choses : c'est le bazar (oui je sais, mais bon, je voyage avec approximativement 35 kilos de bagages, alors hier soir j'avais un peu la flemme de sortir ce dont j'avais besoin sans mettre le reste en vrac) et surtout que la chambre est super ! Bon il y a juste les fenêtres qui sont bizarres : toutes coulissantes et avec quatre épaisseurs de panneaux : une vitre, une moustiquaire, un verre dépoli et une autre vitre. Me voilà prévenue pour les moustiques !
Après une bonne douche, je suis descendue prendre le petit déjeuner (j'avais quand même sacrément faim). En sortant je suis tombée sur un américain qui a essayé de m'expliquer comment fonctionnait la serrure (oui c'est bizarre il y a deux serrures dont une à l'intérieur de la poignée de porte), et je m'acharnais à vouloir en fermer une des deux, sauf qu'en fait il n'y a pas besoin, ça se ferme tout seul quand on claque la porte... Du coup il a eu pitié de moi et m'a montré.
Arrivée en bas je tombe sur un buffet avec le petit déjeuner, mais pas de salle où manger. Alors je demande à la réception où se passe le petit déjeuner, et on m'indique vaguement un point sur ma droite.. Le buffet. Oui merci, ça j'avais compris... J'en déduis donc que je suis censée manger debout et à côté du buffet... Je me sers un verre de jus d'orange que je bois, tout en essayant de repérer une quelconque table où m'asseoir, tout ça sous les yeux de deux américains et du réceptionniste qui m'observent. Grand silence. Je finis par trouver un plateau que je commence à remplir mais je trouve quand même ça trop bizarre de manger comme ça dans le hall. Du coup je me décide à aller poser la question à la réception. On me regarde alors d'un air bizarre en disant, comme si c'était évident, qu'il n'y avait aucun problème pour que je déjeune dans ma chambre... Ah, c'est donc ça ! Note pour plus tard : au Québec, on déjeune chacun chez soi :) Je trouvais ça bizarre dans la mesure où en France, dans tous les hôtels où je suis allée, il y avait une salle de prévue pour le petit déjeuner. D'ailleurs maintenant que j'y pense, c'était pareil en Allemagne et en Espagne. Ils sont fous ces Québécois...
Enfin bon au final c'était sympathique aussi... Au menu : mini-donuts super consistants, croissant à la française, pain de mie, tartinade (comprendre confiture de fraises), peanut butter (beurre de cacahuètes), jus d'orange et café (je n'ai jamais bu autant de café que depuis hier, entre l'avion et la chambre d'hôtel qui est munie d'une cafetière !) Je me suis fait avoir par le beurre de cacahuètes, vu la couleur et les petits ours sur l'emballage je m'attendais à du miel, mais en fait c'est pas mal non plus, même si au petit déjeuner ça a un peu de mal à passer.
Voilà, je vais me mettre à ranger la chambre et partir à l'assaut de Montréal (objectif Régie de l'Assurance Maladie du Québec) puis de Sherbrooke !
PS : j'ai oublié de vous dire qu'hier j'ai survolé la pointe du Groenland ;-)
Bon, ben pas de photos pour illustrer ce deuxième article finalement, parce que bizarrement toutes les photos que j'ai prises dans l'avion et à l'arrivée n'ont pas été sauvegardées sur ma carte mémoire et ont mystérieusement disparu... Tant pis, je me rattraperai demain !
EDIT : photos retrouvées... La technologie me joue des tours, mais on va mettre ça sur le compte de la fatigue hier à l'arrivée ! Ci-dessus deux photos de l'écran GPS Air France permettant de suivre le déroulement du vol (comme vous voyez là j'étais en train d'arriver !) ainsi qu'une photo de la collation servie à l'arrivée pour vous mettre dans l'ambiance (pfff j'ai l'impression d'avoir passé mon vol à manger !)
Bref, tout ça pour dire que j'écris ces lignes depuis ma chambre d'hôtel à Montréal (18°C, temps couvert...) ! En fond sonore, la télé locale : j'aime particulièrement les pubs qui, avec l'accent québécois, sont vraiment croustillantes (surtout celles pour la lessive). Je capte aussi beaucoup de chaînes américaines, mais je suis trop fatiguée pour écouter de l'anglais ce soir !
Malgré tout, l'objectif est de ne pas s'endormir avant 20h30 heure locale (soit 2h30 heure française), histoire de ne pas me réveiller en plein milieu de la nuit... Une bonne douche chaude vient de me redonner un petit coup de fouet.
Pour la petite anecdote, sur le chemin entre l'aéroport et le centre-ville j'ai croisé le bus jaune des Simpsons, oui oui, exactement le même. Un peu plus et je voyais Bart et Lisa à l'intérieur ! Les véhicules, bâtiments et panneaux de signalisation sont très américanisés. Et pour traverser les passages piétons, c'est bizarre, il y a des feux bicolores énormes (au début je pensais que c'était ceux des voitures...) ou alors des espèces de mains lumineuses (oranges quand la priorité est aux voitures, et blanches quand c'est aux piétons de passer). Autant dire qu'au début j'ai préféré suivre les gens du coins !
Je termine ce premier article canadien par une liste de vocabulaire québécois (à compléter...)
* risque de congestion = risque d'embouteillage (!) * bienvenue = de rien, il n'y a pas de quoi (terme auquel je réponds à nouveau "merci" à cause d'un réflexe franco-français malheureux, ce qui finit vite par faire tourner les conversations en rond)
Bonne nuit tout le monde et à bientôt en direct de... Sherbrooke !